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Séance du 15 décembre 2022 – La verticale d'horizon – Bien que la métaphore de la verticalité ait été déjà maintes fois utilisée, l’accent donné ici aux médiations (traces, parole, écriture, etc.) et aux constructions fictionnelles (y compris dans des contextes théoriques) permet de l’aborder d’une manière renouvelée dans son articulation avec la platitude. Dire que la platitude est plate, ce n’est pas constater une réalité spatialement ou géométriquement plate ; c’est apercevoir un effet associé à l’intervention de médiations, c’est-à-dire in fine à l’articulation entre des conditions de possibilité et des effets de limitation. En ce sens, la verticalité n’est qu’une manière de figurer ce qui excède la platitude et ses horizons, une altérité autrement qu’horizontale, autrement qu’au loin, là-bas.

Séminaire Trace, information, écriture


Séance du 24 novembre 2022 – Écriture et information. Comment comprendre que ce qu’il est convenu de désigner comme « dématérialisation » dans le contexte des nébuleuses numériques demeure à l’écart de la sphère des idéalités abstraites, même numériques ? En quel sens alors peut-on dire que l’information (au sens de l’informaticien : discrète et non probabiliste) n’est pas une abstraction ? Quel double jeu étrange joue ainsi l’écriture si elle semble convenir aussi bien aux pratiques formelles qu’aux pratiques informationnelles (allusion, par exemple, aux légendaires « 0 » et « 1 ») ?

Séminaire Trace, information, écriture


[2021] L’écriture ordinaire associe la variabilité des supports et la persistance de la forme des tracés. L’information discrète non probabiliste (l’information usuelle de l’informaticien) est abordée via l’idée de traduction transphénoménale qui implique l’abandon de toute trace de phénoménalité et de forme des tracés empiriques pour ne retenir qu’un invariant de traduction déterminé comme une distinctivité mutuelle d’éléments indiscernables. Cet invariant fonctionne comme une symétrie où le degré de distinctivité, qui peut se comprendre comme une quantité d’information, a pour contrepartie une jauge d’indétermination, de même degré, correspondant à l’indiscernabilité des éléments. Cette approche permet de déplier la fiction qui assimile les traitements d’information à des manipulations de symboles.

De l’information à l’écriture



Séance du 10 novembre 2022 : Fiction et croyance. Prendre « fiction » au sérieux, c’est tenir les fictions à distance des disjonctions trop évidentes (vrai/faux, réel/illusion, actuel/virtuel, vérité/mensonge, etc.) pour analyser une construction fictionnelle comme l’articulation, via un dispositif médiateur, de deux dimensions d’interprétation et d’effectivité : d’une part, des effets fictionnels effectivement pris en charge par des interprètes qui s’affectent des effets qu’ils produisent et, d’autre part, des contreparties effectives produisant et soutenant la médiation qui rend possibles les effets fictionnels.

Séminaire Trace, information, écriture


Le point de départ est une phrase de Maurice Blanchot extraite de L’écriture du désastre, « Si tu écoutes “l’époque”, tu apprendras qu’elle te dit à voix basse, non pas de parler en son nom, mais de te taire en son nom », où viennent se nouer deux motifs, au moins, celui […]

Feuillets d’abîme I (Le tambour de Braque)